Juste la fin du monde

Film épatant qui est à la base une pièce de théâtre écrite par Jean-Luc Lagarce en 1990.

Xavier Dolan a décidé de l’adapter au cinéma en 2016. Il s’agit d’un film franco-canadien.

Le casting est de taille, Vincent Cassel, Léa Seydoux, Marion Cotillard, Gaspart Ulliel et Nathalie Baye (Splendide).

Ce n’est pas pour ça, que j’ai décidé de l’enregistrer. Passage sur Arte. J’ai rattrapé la bande-annonce en court de route et j’ai pas réfléchi. Il y a des films, qui savent montrer la tourmente des rapports humains. Mais aussi la réflexion qu’on s’en fait. Qu’on se fait. 

Au début, on entend la voix de Gaspard Ulliel (Louis dans le film) voix grave, posée. Elle dessine les contours du film. Le film commence avec un plan seul de Louis petit-déjeunant à l’aéroport. 

Les plans sont assez sombres bien que la scène se passe un jour de canicule. Les plans sont grands quand il s’agit d’apporter de l’intensité aux événements. 

Et alors, on peut s’immerger et s’approprier le personnage. Lui apporter notre compassion et je le vois d’abord comme abasourdi et puis d’être dans cette permanente recherche de compréhension.

Les regards sont déterminants. Et si on observe bien. Celle qui se rapproche le plus de ce qu’il est, est Catherine. La pièce rapportée, qui n’a pas de lien familial. On pense résolument que c’est, celle qui est la plus à même de raisonner Antoine. Rapidement, on comprend que la domination, l’est également, sur elle.

Ce film est d’une beauté. Gaspard Ulliel envahi l’espace. On ne pense qu’à lui. Il traîne sur ce film comme un vent de mélancolie. Mélancolie avec laquelle je me suis enveloppée. Instinctivement. 

Nathalie Baye y est remarquable. La douceur qu’elle témoigne avec son regard bienveillant. Elle communique énormément avec le regard. Comme privé de ses mots. Elle comprend alors, que ce qui peut lui être permis sans reproche ni reprise, c’est son regard. Celui-là, il lui appartient. Elle est si éclairée malgré ses airs « holé, holé ».Elle vise si juste quand elle lui dit « donne leur la possibilité de ». C’est ce qui me fait penser que c’est parfois, c’est cela qui manque au monde. Aux gens. De donner la possibilité de.

Louis a imposé le lien qu’il souhaitait avoir avec sa famille. Lien, incompris et reproché. On n’a jamais su, pourquoi il a pris autant de distance. Il revient 12 ans après, pour leur annoncer qu’il est malade et que cette maladie va le tuer.

« Cette pièce a été traduite en plusieurs langes, elle a été inscrite au programme des sessions 2008 à 2010 de l’épreuve théâtre du baccalauréat et de la session 2012 des agrégations de lettres modernes, de lettres classiques et de grammaire, puis aux programmes des classes de premières générales et technologiques du baccalauréat de français pour la session 2021 »

Voilà ce que j’ai trouvé sur Wikipédia. Du grand oeuvre. Perdez plus de temps. Immergez vous.