La chance

Bonjour vous,

Je reviens. Mais oui. Mais si.

Je sais que je devrais être plus rigoureuse pour mon blog. Il n’y a pas une seule journée ou je ne pense pas aux articles que je pourrais écrire. À ceux que j’ai envie d’écrire. Mais je remets au lendemain, parce que fatiguée, crevée. Pas le courage de me lancer dans l’écriture. Malgré le désir de m’exprimer sur certains sujets.

Je reviens avec un sujet qui me tient à cœur. Ou plutôt sur une réflexion que je me suis faite. La chance. Oui, cela mérite d’étudier pour ma part, ces six lettres que compose ce mot.

J’ai pu constater, que dans ma vie, aussi longue soit-elle (oui, oui, bon j’exagère, ok) quand quelque chose de bien m’arrivait, je le mettais automatiquement sur le compte de « la chance ».

Comme si, je n’avais rien provoqué. Comme si, tout me tombait comme cela, sans que je sois réellement actrice de ce qui pouvait m’arriver de bien.

Et je me suis mise, subitement, à un moment, je ne sais pas pourquoi, mais c’était le bon moment pour que je me dise, « mais pourquoi tu penses toujours comme cela ? ».

Oui, pourquoi ? Je pense que, d’une part, c’est lié à des paroles que j’ai entendues déjà très jeunes. Quand quelques choses de bien pouvaient frapper notre foyer, on avait tendance à penser que c’était automatiquement de « la chance ».

Et puis, les ami(e)s. Quand un truc super vous arrive, on vous dit »oh, la chance, c’est super ! ». Combien de fois, vous avez dû l’entendre et même le dire (et j’en fais bien sûr partie ! Je ne fais pas exception à la règle).

J’ai eu un moment, envie de casser cet automatisme et de m’auto-féliciter. Oui, oui. Parce que ce qui m’arrivait de bien, n’était pas dû au facteur « chance ». Non.

Ce qui m’arrivait de positif, était du parce que je l’avais voulu. Parce que je m’étais battue, ou que j’étais déterminée à réussir ce que j’entreprenais. Et qu’il fallait que je reconnaisse que mes efforts avaient payé et que j’avais le droit de me féliciter. Plutôt que de penser que j’avais de « la chance ».

Je ne dis pas que si vous jouez au loto et que vous avez gagné, vous n’avez pas de « la chance ». Même si pour moi, il y a déjà la démarche d’aller chercher « à gagner ». C’est pas tombé comme ça, du ciel. Par contre, si vous trouvez un billet par terre. La oui, je dirais que c’est de la chance.

Des petites nuances. Effectivement mais qui fait la différence.

Donc, j’avais envie de le préciser que ce mot « chance » est peut-être utilisé à tort et à travers et que dans la plupart du temps, il faut savoir reconnaître que le positif vient aussi du fait que l’on va le chercher. Que l’on ait le droit de se féliciter. De reconnaître que nos efforts, parfois l’acharnement a payé. Qu’il est important aussi de se valoriser soi-même et de ne pas attendre que l’on puisse nous dire que l’on a « de la chance ».

Je reprends souvent mon fils, qui a dix ans. Il a tendance souvent, lui aussi à dire « oh, il a de la chance, il a réussi… » Et je lui dis, « ce n’est pas de la chance, c’est parce qu’il s’est donné les moyens de réussir, ce n’est pas pareil ».

Voici, ma petite réflexion sur ce mot. Je vous quitte avec cette citation qui résume très bien ce que je pense :

« Je crois beaucoup en la chance, et je constate que plus je travaille dur, plus j’en ai«  – Thomas Jefferson

Belle journée,

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Il n’y a qu’une seule façon d’éviter les critiques. Ne rien faire, ne rien dire et n’être rien (Aristote)

Bonjour vous,

Je reviens avec un sujet qui me tient à cœur : Être soi !

Cela fait quelques semaines que j’ai préparé cet article. J’avais envie de parler de ce que l’habit peut provoquer sur nous. Parce que l’habit pour moi, dégage notre personnalité.

Il y a plusieurs manières d’être soi. Dans ses pensées, dans son attitude, dans sa manière de parler etc… et bien évidemment, dans sa manière de s’habiller ! Assumer, cacher, hésiter, oser….forcément cela décrit un trait ou plusieurs traits de notre caractère.

Et oui, parce qu’assumer ses goûts et ses envies vestimentaires, c’est parfois pas si simple…..et j’en sais quelque chose ! Moi qui suis malgré tout une  excentrique. J’aime les habits colorés, les motifs, et ce qui est original. J’aime bien sûr des modèles plus classique. Mais j’aime la couleur. Une amie à très bien résumé ce que pour moi le vêtement est : Une manière de m’exprimer.

Même si le jugement est souvent devenu un réflexe de pensée….malheureusement. Mais je crois qu’avec le temps, je commence à me délaisser de ce que les autres pourraient penser.

Je voulais vous raconter, comment, petit à petit, je m’affranchis de ces regards, des commentaires, et même je préfère en blaguer.

Voici l’histoire de ce sweat-tunique.

Développement personnel – Partie 1

7h20. Faut que je dépose les petits à l’école. J’ai pas préparé mes habits et je file prendre des choses dans lequel je veux me sentir confortable. Surtout que j’ai rien de prévu dans la journée. Que c’est un mercredi, donc une demi-journée pour mes « coco ».

Je cours prendre mon jeans zara noir que j’adore. Malheureusement il a osé se fendre au dessous des fesses. J’ai déjà essayé de le raccommoder, mais il a de nouveau décidé de cédé. Trop de liberté ce jeans.

Bref, comme je l’adore, que je suis à l’aise dedans, j’attrape le sweat-tunique, que j’ai acheté à Naples dans une petite boutique, qui je crois devait faire du « dégriffé ». Le voici le sweat ! :

Ces 15 € qui me pousse à l’essayer. Bien, j’aime son originalité. Pas le coup de cœur, mais j’ai vite repéré que je pourrais le découper de nouveau, pour justement qu’il soit juste un sweat et pas en même temps une tunique.

Mais avant, faut que je le teste. Voir comment je me sens. Cette journée, est idéale pour que je vois ce comment il rend sur moi.

Je me retrouve habillé, au coté de mon fils dans la salle de bain devant le miroir à me coiffer les cheveux. Mon fils me regarde. Sourit et me dit « je comprendrais jamais rien à la mode ». Il a neuf ans. Il a le temps de comprendre. C’est ce que je pense. Mais en même temps, cette remarque me fait penser immédiatement à ce que pourrait penser mon mari. Aïe.

Ma fille arrive. Me regarde. Et comme elle vient d’apprendre à l’école qu’il y a le doré et l’argenté. Je me retrouve pile dans les révisions. Elle me dit, « c’est beau, il y a de l’argenté devant et du doré derrière, oui, oui c’est ça les couleurs ». Oui ma fille, 10/10.

Après un petit déjeuner rapido, je file attraper mon long gilet-manteau que j’adore et que mon mari n’aime pas. Lui aussi faudrait que j’écrive dessus car il est tellement mais tellement top qu’au début de mon achat, prit en taille L parce que c’était le dernier et parce que c’était aussi le prix qui m’avait motivé. Je m’étais dis qu’il me servirait pour le jardin et finalement, il a dépassé le portillon.

Je rentre. Je suis au tel avec une amie. Mon mari se réveille. Énervé, je le vois à sa tête. Moi j’ai oublié que je portais ce sweat-tunique.

Je termine ma conversation, et il se confie sur une histoire avec la pharmacienne, souci d’entente sur le bon médicament. Je le rassure. Il me regarde et me dit « Et ce sweat, on peut en parler ? ». Moi,  je réponds : « qu’est ce qu’il a ? ». Mon mari part dans d’invraisemblable comparaison. « Tu travailles pour un centre nucléaire ? », « c’est ta combinaison anti-radioactivité » mais encore « tu es allergique aux ondes »……ok, ok et ok.

Moi, je lui réponds : « Non, je fais du rap, yo, yo, yo ». J’en rigole, je vous dis, c’est mieux.

Après nombreux fous rires…j’assume. Je l’ai décidé. Mon mari est extrêmement classique dans ses vêtements. Je sais qu’il ne changera pas. Ou pas vraiment. Au moins on aura passé plus d’une heure à en rire. A chaque fois que je passais devant lui, il me trouvait un nouveau métier.

Mes enfants rentrent. Mon fils me dit « finalement elle est sympa et elle te va bien ». Comme quoi, c’est qu’une question de regard, le vêtement. Une histoire de perception et de comment on le regarde ce vêtement….

J’ai pu taire, il y a quelques années, mes envies vestimentaires, justement, pour éviter des remarques ou une peur de ne pas assumer jusqu’au bout. Alors que là, j’en avais rien à faire.

14h. On sonne. Je pars ouvrir. Un monsieur de la ERDF. Je lui dis « bonjour », il me réponds « Est-ce que tes parents sont là ? ». Je lui dis « C’est moi, le parent ». Il s’excuse gêné. M’avoue que depuis le début de l’année, je suis la septième personne à qui il dit cela…et qu’il se trompe. Il est mal à l’aise. Moi je pouff de rire en le rassurant et en lui disant : « Y a pas de problème ».

Vous voyez, est ce que c’était l’habit que je portais, ce sweat-tunique qui lui a fait penser, qu’automatiquement j’étais plus jeune ? Faut dire, aussi que bien souvent je ne fais pas mon âge et que beaucoup me donne moins que ce que j’ai.

Les habits, pour moi, c’est une histoire de regard. Même quand j’étais dans la boutique, je ne l’avais pas vu à mon premier passage, sur ce portant. Mon amie, elle l’avait vu. J’avais repéré une longue chemise, wouahou, je vous dis. Trop canon. Mon amie ne l’avait pas vu. Pas convaincue lorsque je l’ai attrapé et que j’ai foncé dans la cabine, en me faisant un « non » de la tête. Moi, je lui disais spontanément « si, si, si, si ». Et je réfléchis pas. Je l’emporte direct ! Je sais que ce type d’achat, est celui qui m’accompagnera pendant de nombreuses années. Mon mari ne l’a pas encore vu, je me demande ce qu’il va en penser….Mais la voici :

Elle m’arrive jusqu’au mollet, avec un jeans, des slippers c’était juste top !

Pour le sweat-tunique est que bien sûr, il recevra un coup de ciseaux, car il sera beaucoup plus beau court. Et que si il n’avait pas eu des poches, je l’aurai vraiment coupé court. Je trouve que c’est ce genre de sweat, qui peut très bien se marier avec une jupe crayon, porté bien haute, niveau de la taille. Ou un pantalon noir, haut lui aussi. Et ce sweat il relève tout. Pour moi, c’est indéniablement un bon achat.

Je pense que dans l’habit, il faut aussi s’amuser avec. Pour moi, j’en joue.

Conclusion : Mettez ce que vous aimer. Parce que avant tout, pour moi, il y a une corrélation entre l’habit et ce qu’on est. La vie n’est pas faite pour être la personne qu’on ne souhaite pas être. Et l’habit il joue forcément un rôle important. Puisque avant le premier mot prononcé. Avant le premier sourire donné. C’est l’habit que l’on voit. Et lui, c’est vous.

A bientôt 😉