Mea-culpa 2021

Blood Orange, my love, my darling, my everything, my number one, my….

Hello,

J’écris peu. Mais j’y pense beaucoup. Tellement. Que ça finit par faire l’effet inverse de la réjouissance : L’angoisse.

Et je finis par entendre dans ma tête des « minces, zut, pourquoi j’ai pas écrit ce truc ? Et pourquoi j’ai pas fait ça ? »

Indulgence arrive, bordel, arrive vite….

Et il est arrivé (bon, ça c’est mon côté très optimiste, il cavale encore, mais je le vois déjà arriver). La nouvelle année, je dois être plus indulgente avec moi. Moins de remises en cause, car j’ai une tendance excessive à la remise en cause. 

Moins de perfection, c’est horrible, je sais que je serai jamais parfaite, mais je voudrais atteindre se sommet si monstrueux et vertigineux dans ma petite tête, et tout ça pourquoi ?

Pour me morfondre après des choses non accomplies. Voilà ! De la pure maltraitance ! Et faite par moi-même et à moi-même. Comme si le monde n’était pas assez violent. 

Respire.

Tu penses comme moi ? Alors t’es pas tout seul(e). Et cela doit sûrement te soulager. Toi, tu me lis et tu le sais que tu es pas tout seul(e). Mais moi ? 

C’est pour cela que j’ai remis en cause la nature de mon blog et qu’est ce que j’en attendais réellement. Balancer dans cette tornade du net, tout le bazar de mes pensées pour qu’elles puissent être englouties et pouvoir ENFIN passer à autre chose.

Parfois, ça fait du bien de se sentir léger de « là-haut ». Même pour des pensées dites « matérielles ».

La sérénité. Le jour où je verrai quelqu’un me dire « je suis serein(e) », je sais que je l’écouterai de mes deux grands yeux ouverts. C’est bien connu, on retient mieux avec les yeux.

De la fantaisie. Je commence à apporter à ma vie cette fantaisie. Danser dans ce grand couloir de marbre que m’offre à disposition mon travail et à balancer à mes collègues « on a la piste rien que pour nous » et tout cela avec quelques pas de danse. 

Même sans collègue, je le fais. Même dans ce minuscule couloir qui me permet d’arriver à ces morceaux de bois que ma direction, met à ma disposition, le temps de mes journées, et bien, je danse sur la moquette. Pas le droit au marbre. D’un côté tant mieux. Les accidents, ça arrivent vite. Et j’en ai vu et c’était pas « joli-joli ». 

J’use cette moquette, mais je voudrais bien moi, user les autres, mais j’ai pas le droit, c’est pas mon travail, c’est le leur. 

Alors je m’accorde de la légèreté. C’est comme même bien mieux. Le sérieux peut s’avérer efficace dans la protection du jugement. Mais si on fait pas attention. Il peut devenir vite une prison. Et ça demande énormément d’efforts pour s’en défaire.  

Trouver à chaque fois cette demi-mesure. Parfois, j’ai plus envie. J’en veux pas. Je veux être juste celle que j’ai envie d’être. Et si ça plaît pas, ben tant pis. Parce qu’on le dit bien « y a pas mort d’hommes ». Voilà, j’aurais tué personne et ma conscience sera et restera SURTOUT intact. 

T’es d’accord ? La demi-mesure, ras le bol. Hein. 

Pourquoi « monter sur nos grands chevaux ». Tout le monde l’enfourche ce cheval. Qu’il a fini par devenir une bécane. Vroum, vroum, gonflement de torse, mouvement des sourcils, intimidation et les paroles sont déjà « en l’air ». Attention, c’est pas un terrain miné, mais presque, si vous arrivez à vous l’imaginez, vous pourrez peut être, je dis bien « peut être » à vous en échapper. Les rapports humains se tendent vite. Bizarrement, on est plus attentif à la négativité.

Alors, je me réfugie dans la beauté des choses. La beauté des mots et la beauté des êtres. Parce que malgré tout, tout, tout, tout, la vie reste comme même bien belle. Quand on sait regarder du bon côté. Je n’ignore rien. Si, parfois, je fais de réels efforts d’ignorance. Mes efforts me sont parfois réellement salutaires pour avancer dans ce monde. Et gagner ma préservation « morale». Parfois, il faut exiger de vouloir ignorer. Parce qu’on n’a pas besoin de connaître tous les faits divers de la terre. Et porter le poids de la peur de l’univers. Non. Parce que cela ne sera jamais équitable. Moi, je ne veux pas m’embourber avec tout ça. Et je ne sais pas, de toute façon, si mes efforts d’ignorance s’enclenchent de façon automatique. Parfois, je me le demande. 

Voilà la conclusion. 2022 : Optimisme, moins de remise en cause, à la porte la perfection, bienveillance avec moi-même, sérénité où es-tu ?, fantaisie c’est la magie de la vie, légèreté en mettant les pieds en l’air, fuck la demi-mesure, indulgence de l’être, de l’autre et de LA BEAUTÉ et DANS TOUT. 

Belle année à toi (et à moi !)