Femmes Puissantes

Dès le début, sur fond sonore, Léa Salamé lâche : « On dit des femmes qu’elles sont belles, charmantes, piquantes, délicieuses, intelligentes, vives, parfois dures, manipulatrices ou méchantes. « Hystériques » lorsqu’elles sont en colère. « Arrivistes » lorsqu’elles réussissent. Mais on dit rarement d’elles qu’elles sont puissantes…. »

Et puis tout de suite, l’énergisante musique d’intro parcelle ce podcast et donne l’élan dynamique qui m’enthousiasme de me retrouver au sein des futures confidences.

C’est dans cet état que mon imaginaire prend le relais, il m’amène à essayer de créer ces quartiers, ces appartements parisiens. Je suis aidée par le bruit de la porte qui s’ouvre, le parquet qui grince, l’émerveillement et le plaisir que procure la voix de Léa Salamé, et j’imagine déjà ses larges sourires. 

Et puis les échanges cordiaux débute par ce « bonjour » et signe le début de l’interview.

En découvrant ce podcast sur radiofrance, je me suis amusée à être intriguée de ce que c’est une femme dite « puissante ». Et qui, peut-être définie comme étant une femme puissante ? Qui juge- t-elle (Léa Salamé) être à la hauteur de cette qualification ?

J’ai adoré partager mes trajets et ma cuisine avec Laure Adler, Elisabeth Badinter, Nathalie Kosciusko-Morizet, Béatrice Dalle, Anne Méaux, Delphine Horvilleur, Christiane Taubira et toutes les autres.

D’abord, en tout premier lieu, je ne les connaissais pas toutes. J’ai été heureuse de ces rencontres. C’est vraiment de très belles énergies. Vous qui êtes en manque d’énergie positive, ce podcast est fait pour vous.

Au dos du livre, il est écrit « On se construit en se confrontant à d’autres vies que la sienne ».

C’est exactement pour cela que je me suis mise à enfiler tous les podcasts et à les adorer. Parce que j’ai adoré leurs vécus, leurs combats, leurs destins, leurs choix !

Sur instagram, j’ai précisé deux extraits qui ont retenus mon attention : 

Les mots de Leïla Slimani : « Je ne sais pas ce qu’est être une femme puissante mais je ne suis pas une femme impuissante, ce qui est déjà beaucoup ».

Elle rajoute au cours de l’entretien : « Pour être une femme puissante, il faut p’tete avoir le courage de déplaire, et pour être une femme puissante, il faut avoir le courage de décevoir les gens…de décevoir les attentes que les gens ont de vous »

Les mots de Anne Méaux : « Mon père nous parlait d’ailleurs du devoir de désobéissance. C’est assez curieux, comme éducation : Il ne faut pas obéir aux ordres iniques. Ce n’est pas parce que tout le monde pense quelque chose que c’est vrai ; et ce n’est pas parce qu’on vous donne un ordre qu’il faut obéir. On doit, dans son libre arbitre et son jugement, vouloir le faire. Si l’on revient au sujet de notre conversation, c’est peut-être le seul intérêt de la puissance : Vous donner la liberté d’avancer, sans compromis. Pour moi, ce n’est pas un truc d’hommes, mais le propre de la vie en général »

Je me souviens d’un jour où mon boss avait un rendez-vous. Il ne voulait pas qu’il s’éternise, alors il m’a demandé « vous pourriez venir au bout de 5 minutes et dire que mon autre rendez-vous est arrivé ». Et spontanément, je lui ai répondu « vous voulez savoir si j’accepte de venir frapper à votre porte pour vous libérer de ce rendez-vous  ? » Il m’a regardé, l’air déconcerté et je l’ai regardé dans les yeux et j’ai dit « Si c’est ça, j’accepte ».

J’avais besoin de reformuler sa demande de cette manière. Parce qu’avant toute chose, il devait quand même me demander si j’acceptais de jouer le jeu et non et pas de me le dire d’une manière où je n’avais pas le choix. Et ça, c’était bien avant que j’ai connaissance de ces podcasts.

J’ai été extrêmement fière de moi d’avoir eu cette capacité me placer en tant que personne avec un pouvoir de décision. Ce n’est pas parce qu’il est mon boss, que je dois tout accepter et agir comme un automate. 

J’ai ces derniers temps, un besoin viscéral d’aller vers le haut et de changer mon positionnement dans ma vie tout simplement. 

Leur force est palpable. Leur fragilité aussi. Cette ambivalence que nous possédons. Et qu’elles décrivent si bien. Il est dur en ces temps de trouver des éléments qui puissent nous hisser vers le haut. C’est important de recueillir et de se nourrir de perception positive.

Alors, y a pas de mal à se faire du bien que je sache ?

Juste la fin du monde

Film épatant qui est à la base une pièce de théâtre écrite par Jean-Luc Lagarce en 1990.

Xavier Dolan a décidé de l’adapter au cinéma en 2016. Il s’agit d’un film franco-canadien.

Le casting est de taille, Vincent Cassel, Léa Seydoux, Marion Cotillard, Gaspart Ulliel et Nathalie Baye (Splendide).

Ce n’est pas pour ça, que j’ai décidé de l’enregistrer. Passage sur Arte. J’ai rattrapé la bande-annonce en court de route et j’ai pas réfléchi. Il y a des films, qui savent montrer la tourmente des rapports humains. Mais aussi la réflexion qu’on s’en fait. Qu’on se fait. 

Au début, on entend la voix de Gaspard Ulliel (Louis dans le film) voix grave, posée. Elle dessine les contours du film. Le film commence avec un plan seul de Louis petit-déjeunant à l’aéroport. 

Les plans sont assez sombres bien que la scène se passe un jour de canicule. Les plans sont grands quand il s’agit d’apporter de l’intensité aux événements. 

Et alors, on peut s’immerger et s’approprier le personnage. Lui apporter notre compassion et je le vois d’abord comme abasourdi et puis d’être dans cette permanente recherche de compréhension.

Les regards sont déterminants. Et si on observe bien. Celle qui se rapproche le plus de ce qu’il est, est Catherine. La pièce rapportée, qui n’a pas de lien familial. On pense résolument que c’est, celle qui est la plus à même de raisonner Antoine. Rapidement, on comprend que la domination, l’est également, sur elle.

Ce film est d’une beauté. Gaspard Ulliel envahi l’espace. On ne pense qu’à lui. Il traîne sur ce film comme un vent de mélancolie. Mélancolie avec laquelle je me suis enveloppée. Instinctivement. 

Nathalie Baye y est remarquable. La douceur qu’elle témoigne avec son regard bienveillant. Elle communique énormément avec le regard. Comme privé de ses mots. Elle comprend alors, que ce qui peut lui être permis sans reproche ni reprise, c’est son regard. Celui-là, il lui appartient. Elle est si éclairée malgré ses airs « holé, holé ».Elle vise si juste quand elle lui dit « donne leur la possibilité de ». C’est ce qui me fait penser que c’est parfois, c’est cela qui manque au monde. Aux gens. De donner la possibilité de.

Louis a imposé le lien qu’il souhaitait avoir avec sa famille. Lien, incompris et reproché. On n’a jamais su, pourquoi il a pris autant de distance. Il revient 12 ans après, pour leur annoncer qu’il est malade et que cette maladie va le tuer.

« Cette pièce a été traduite en plusieurs langes, elle a été inscrite au programme des sessions 2008 à 2010 de l’épreuve théâtre du baccalauréat et de la session 2012 des agrégations de lettres modernes, de lettres classiques et de grammaire, puis aux programmes des classes de premières générales et technologiques du baccalauréat de français pour la session 2021 »

Voilà ce que j’ai trouvé sur Wikipédia. Du grand oeuvre. Perdez plus de temps. Immergez vous.

L’aventure de l’ébauche matinale

J’ai recommencé cette ébauche et aventure plusieurs fois.

La première en me levant à 08h30, un matin. Fatiguée de ma nuit entrecoupée mais bien décidé à écrire. Ma fille à mes côtés, ne me laissait pas mettre mes phrases en place, tellement qu’elle m’interrompait mais je résistais car je sentais qu’il fallait que je puisse pouvoir organiser quelque chose sur cet espace.

Parce que j’avais grandement besoin de pouvoir y revenir. J’étais super contente, après mes lignes d’écritures. Cela m’avait fait ma journée, en considérant que je ne l’avais pas perdue, car le plus fastidieux était concentré ici. Le plus important pour moi était bien sûr d’avoir réussi à caser un contenu que j’avais envie de proposer, mais surtout que cette fois-ci, j’avais pu le faire. En trouvant l’énergie (et p’tète le tourment ?) nécessaire.

Une semaine plus tard, je suis encore ici. Mais levée à 06h. Bien motivée, mais parasiter pas par ma fille, mais par quelques tracas du quotidien et autres. Alors, comme je peux pas rayer, je change de page, enregistre les brouillons et bla bla bla.

Comme a fait le prince Philip avec la Reine Elizabeth II, en 1994, sur un quai de Belize, lorsqu’elle échangeait poliment avec ses hôtes quand il lui a lancé « Et patati et patata…………..Allez, on y va ! »

J’ai lu ça hier soir, dans le Paris Match. J’ai trouvé ça, super drôle. Alors j’y vais également, mais où ? Dans le vrai fond de cet article ?

Pour écrire, il faut trouver un sujet. Cela je n’en manque pas. Mais dès lors que j’essaie de m’aventurer sur le ou les sujets qui m’intéressent, je me retrouve comme éloigné de mon premier sujet en pensant que l’autre serait beaucoup mieux, beaucoup plus adapté, etc….les motivations sont nombreuses ou peut-être que mes idées se battent pour être à la une ?

Après, j’ai le doute. Est-ce vraiment utile ? Cela n’intéresse que moi, mais sûrement pas les autres. Ce n’est pas assez important et mes brouillons s’accumulent.

C’est dur, surtout quand mes phrases défilent déjà toutes prêtes dans ma tête. Construites et parfaitement claires, limpides sur le sujet ou le thème que j’aimerais aborder. Je me dis « oui, c’est exactement cela ». Et puis j’abandonne, je cours  à l’écriture d’autre chose, la vie m’oblige à me tourner vers autre chose. Satané quotidien. Satané quotidien de mère de famille. Satané quotidien de mère de famille, crevée et au bout du boulot et du rouleau.

J’en veux à Virginia Woolf de m’avoir éclaircit sur la solution : Une chambre à soi, une rente et du temps pour soi.

Je pourrais me débrouiller pour avoir une chambre à moi. Une rente, pas possible mais je n’ai pas à me plaindre comparé à d’autres. Du temps pour moi, finalement c’est ça le problème. Alors il faudrait que je puisse en extirper du temps au temps. Ou plutôt me l’accorder sans me dire que je serai usée à fin de la journée. Surement que je dormirai mieux et que j’aurai tout gagné, car j’aurai la satisfaction de mon écriture accomplit.

Faudrait donc, que ma flemmardise arrête de s’en mêler. Qu’a la fin de mes très longues journées, le peu de temps me restant, il faudrait que j’arrête de vouloir m’accorder de la distraction en essayant de lire, d’occuper mon temps derrière la télé à visionner des films ou autres. Faudrait que je pousse un peu plus sur ma condition psychique et que j’accepte d’être un peu plus bousculée et donc fatiguée, mais que ma récompense serait de me retrouver nez à nez avec cette béatitude tant attendu et surtout surtout cette satisfaction personnelle d’avoir enfin réussit.

Faudrait que je flanque une grande claque à ma culpabilité, toujours aussi présente. Car elle me laisserait pas pleinement profiter de cette satisfaction. J’aurais toujours l’impression d’avoir réussi à léser quelqu’un. Si ce n’est pas moi, se sera quelqu’un d’autre.

Faudrait que j’arrive à penser à moi. Hein ? Tu me donnes pas raison, toi l’immensité du net. C’est p’tète parce que tu es tellement grande que j’y viens fourrer mes inquiétudes et mes doutes.

Merci. Merci d’être là alors.

Attendez (où attends, je n’ai pas si je dois tutoyer moi qui ai une préférence au vouvoiement…enfin….au début, mais je viens de réaliser que je n’en suis plus à mes débuts avec vous, alors ce sera tu)

Attends, mais je constate quelque chose. J’allais écrire « y a plus qu’à ». Mais enfin ce « qu’à » est là. Puisque actuellement et surtout temporairement ma chambre à moi est le jardin. J’ai réussi à soutirer du temps à mon quotidien, j’ai bravé ma flemmardise et je verrai lorsque la fin de la journée se présentera, si j’ai réussi a effleurer ma culpabilité et préserver mes nerfs, je n’aurais pas lésé quelqu’un dans cette journée et je n’aurai pas fait marché la machine à culpabilité.

Tu vois ? Tu comprends ?

Le prince Philip il a dit en 1981, alors que le chômage bat son plein : « Avant, on réclamait plus de loisirs. Maintenant, on se plaint d’être sans travail ».

Bon c’est drôle non. Même si le contexte pour le dire n’était pas le plus approprié, et ben ça m’a fait réfléchir.

Avant, je me plaignais de ne pas avoir de travail et d’essayer d’utiliser mon temps en quelque chose de concret. Même si les enfants c’est très concret, ben cela ne m’était pas suffisant. J’avais besoin d’avoir cette dissociation de l’utilisation de mon temps. Maintenant que j’ai le travail, je viens ici écrire que je manque de temps, d’énergie etc….

C’est toujours quand on a les choses devant soi, qu’on ne les voit pas.

Alors j’ai tapé dans la barre du moteur de recherche de ton immensité majestueuse « C’est toujours quand on a les choses devant soi ». Parce que je voulais l’avoir devant moi. Et j’ai trouvé plusieurs pages de citations de l’écrivain Romain Gary sur son roman intitulé « la vie devant soi ».

Il y en a une que j’ai sélectionné. Elles sont vraiment très intéressantes mais celle-ci me semble l’être encore plus :

« Dans la vie, c’est toujours la panique »