Remediation – Introspection chapitre 2 – « La course au caucus »

J’ai souvent lu, entendu « le plus grand cinéma qui soit, c’est celui de la vie »

Mais de quelle vie ? Parce que moi j’en ai plusieurs, j’en suis désolée, si tout naturellement, on m’a doté de cette capacité.

En plus mon jeu, il est pas extraordinaire.

Céline, elle le chante bien « moi je sais pas jouer ». 

Mince alors ! Et on trouve cela super, parce que « elle », elle sait pas « jouer ». On aime l’entendre le chanter, cette louange de son mauvais jeu.

Moi aussi, et si je reprenais l’écriture de cette incapacité, ça débuterait comme ça : 

« J’ai pas compris tous les mots, j’ai pas bien compris, merci

Raisonnable et nouveau, c’est pas ainsi par ici

Que les choses ont changé, que les fleurs ont fané

Que le temps d’avant, c’était le temps d’avant

Que si tout zappe et lasse, les employés aussi passent

Il faut que vous sachiez

J’irai chercher mon cœur si tu l’emportes ailleurs

Même si dans vos danses d’autres dansent des heures

J’irai chercher mon âme dans les froids dans de vos flammes

Je vous jetterai des sorts pour que la paix dure encore »

 Je sais pas si je dois rajouter un « x4 » à la dernière phrase pour en faire le refrain ?

Pourquoi j’ai cette désagréable sensation (je tiens à rester sur l’impression et pas l’acquisition) de m’être fait aspirer dans cette obligation du jeu que requiert le monde de mon travail.

 LA première chose du monde de mon travail, n’être jamais au courant de rien. Parce qu’après le « tagada, tagada ». Des questionnements arrive et j’enlève les « tsoin, tsoin » que je remplace par des « ouin, ouin » et si je reprends sans les choeurs, ça fait donc « ‘tagada, tagada, ouin, ouin ».

Dans le monde de mon travail, du plus petit au plus grand, hiérarchiquement parlant, ils répondent tous de la même façon quand une question leur est posé : 

– « Je sais pas », 

– « Je savais pas »,

– « J’étais pas au courant », 

– « Pourquoi je suis pas au courant ? », 

– « Comment ça ce fait que je sois pas au courant ? » 

L’ampleur de ce « je sais pas » augmente en fonction du statut.

Et là, vous entrez dans leur cinéma. Le film n’a pas été programmé. Et vous ne savez pas, si vous allez l’aimer.

L’entrée n’est pas gratuite, pensez vous ! Vous payerez après. Quand on vous aura bien emmerdé.

Et que vous repartirez avec tous ces mots balancés. Jetés aux quatre coins de la pièce. Quand ça leur chante d’ailleurs. Le pire, c’est qu’ils pensent tous avoir des dons avec leurs vocalisent.  Y a que Céline qui a ce don, de chanter les louanges de son mauvais jeu.

Sans envie, j’entre dans cette course au caucus.  

Vous ne savez pas ce que c’est ? 

Le dicton, le plus juste qu’il soit, est de « prendre conseil sur nos aînés ». Et Lewis Carroll qui a vécu avant moi, et puisqu’il faut que je vous  l’écrive, qu’elle s’en est allé, pour que vous puissiez retracer l’époque du conseil de mon aînée, elle décrivit, dans son livre, « Alice au pays des merveilles », cette course au caucus.

Le chapitre s’intitule « Un course au caucus et une longue histoire ».

Pour la faire brève, pour jouer à la course au caucus, dans le livre, le dodo : 

 « Traça les limites d’un champ de courses à peu près circulaire. Il précisa, que la forme n’a pas d’importance. Puis tous les membres du groupe se placèrent sur le terrain au petit bonheur (au hasard). 

Il n’y eut pas de : « Un, deux, trois, partez ! » Chacun se mit à courir quand il lui plut et s’arrêta de même, si bien qu’il fut assez difficile de savoir à quel moment la course était terminée. Néanmoins, lorsqu’ils furent tous bien secs de nouveau, le dodo cria brusquement : « La course est finie ! » Sur quoi, il s’attroupèrent autour de lui en demandant d’une voix haletante : « Mais qui a gagné ? »

Le dodo ne put répondre à cette question avant d’avoir mûrement réfléchi, et il resta assis pendant un bon moment, un doigt sur le front (c’est dans cette position qu’on voit Shakespeare, la plupart du temps, sur les tableaux qui le représentent, tandis que les autres attendaient sans rien dire. Finalement il déclara : « Tout le monde sans exception a gagné ; chacun de nous doit recevoir un prix »

J’en viens à penser que le monde de mon travail en est ainsi. Sans limitation de participation et de participants. 

Mais l’optimiste que je suis, me faire écrire qu’il ne faut jamais oublié que c’est moi l’actrice. Même si la distribution des rôles est déjà organisé, à tout moment je peux quitter la scène. Mettre mon grain de sel ! Et apporter des modifications au scénario qui s’écrit.

J’ai décidé d’en superviser l’écriture. Si je sais pas jouer, je sais au moins écrire.

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