Si la vie n’est qu’une scène, alors autant y jouer un beau rôle, autant en rire (Philippe Labro) #2

Bonjour vous,

J’espère que vous vous portez bien. Je reviens. Et cette fois-ci avec le retour des blagounettes de la vie.

J’ai pensé à vous et à la manière dont vous pourrez occuper votre dimanche 😉. J’ai souhaité revenir sur un passage de ma vie, et je pense que je m’en souviendrai toujours. En espérant que cette petite histoire vous plaise.

 

La chute en valait la peine :

Voici ce qui arrive quand vous faites des achats en toutes discrétions. Ce sont les risques du métier (de l’art et la manière de savoir commander sans être vue et sans que cela puisse ce savoir). Sauf que parfois, vous ne pouvez pas maîtriser tous les éléments. J’en sais quelque chose.

Lorsque nous avons emménagé, nous ne pouvions pas avoir de connexion Internet pendant deux semaines. Mon mari, sympa comme il est, a partagé la connexion dont il bénéficiait via son téléphone, sur l’ordinateur. Bien sûr il avait un temps limité. Moi, cela faisait plusieurs mois que j’étais dans ma période « fourmi ». Mais au moment de ce déménagement/emménagement c’était les soldes d’été. Impossible pour moi, de faire l’impasse sur une paire de chaussures que j’avais lorgnée, prête à bondir d’un clic, si elle baissait de prix. C’était sur le site de Maison Scotch. Les baskets en question sont les supergaxscotch.

Magnifique, superbe. J’en rêvais. Avec les photos c’est plus parlant hein ? Vous me comprenez maintenant. D’ailleurs, je viens de voir qu’elles sont en solde sur le site de « Smallable« . Il reste une paire en 38 et elles sont à – 40 %.

Je surveillais ces baskets tout en profitant de voir ce qui se soldait sur les autres sites (et aussi regarder quelques vidéos de retard sur Youtube…). Après tant de mois de résistance, le moment des soldes était devenu ma cour de récréation !

Bref, Maison Scotch, c’était décidé à les mettre à – 50%. Je crois que la sérotonine devait bien ce propager dans mon cerveau, tellement j’étais heureuse. Je mets la paire en question dans mon panier et puis dans cette euphorie,  j’en profite pour en prendre une autre. Au moment de valider mon panier, je me suis dit « oh ! non, cela doit être un site dont le siège social doit être basé à l’étranger et ma CB nationale ne passera pas ». Quelques minutes de déception, je m’imaginais devoir réclamer la visa de mon mari. Devant dévoiler mon intention de faire un probable achat, et son montant (sic). Je ne voulais pas qu’il m’influence à annuler ma commande (mon mari est assez classique, vestimentairement parlant, moi je suis plutôt original, j’aime l’originalité dans une pièce et je savais d’avance que mes choix en matière de basket, ne lui plairaient pas…). Heureusement, téméraire que je suis, je valide mes coordonnées et hourra, il les accepte.

Maintenant, il n’y avait plus qu’à attendre le livreur de chez UPS. Comme mes connexion étaient limitées. Je ne pouvais pas aller régulièrement consulter ma boîte mail pour savoir quand est ce qu’il avait l’intention de me livrer.

Ce jour d’été, un jour où nous étions tous crevés, sauf mon fils. Nous encaissions le fait d’avoir déménagé en profitant de faire des siestes. Ce jour-là, j’entendis la sonnette retentir dans toute la maison. Moi je savais qui venais de sonner. Je me suis levée d’un bond pour aller m’empresser d’ouvrir à la porte. Tout en étant à moitié endormie, je dévalais les escaliers en priant que ce livreur n’ait pas la bonne idée de vouloir sonner une seconde fois. Les premiers escaliers dévalés, il me resterait, quelques dernières marchent. Mon fils à mon passage n’arrêtait pas de me demander « c’est qui ? c’est qui ? c’est qui ? ». Moi tout en lui disant « chhhuuuuuttt » et en joignant mon index à la bouche, je continuais de me précipiter pour aller ouvrir.

J’avais l’impression de me retrouver dans le livre « chhht » de « Sally Grindley » (au passage, c’est un livre super pour les enfants !). Il ne fallait surtout pas que je réveille l’ogre qui dort sinon il allait se mettre en colère (Pour résumé brièvement, c’est ce que ce livre raconte).

La vitesse (je sais être très rapide quand le moment le demande), mes fines chaussettes et mon escalier en chêne massif, ces trois éléments contribuèrent à essayer de me démasquer. Ce qui arriva, arriva : J’ai glissé. Et quand on glisse, ben, ça fait du bruit. Malgré moi, ma discrétion venait d’être remplacée par le bruit de mes x kilos retentir sur ces escaliers. Ne voulant pas rater mon opération, j’étais restée silencieuse pendant cette chute, essayant vainement de m’attraper à la corde (oui, parce que dans ma maison, ce qui sert de rambarde est une corde de Marin, joliment accroché). Essayant d’appliquer différentes manipulations pour amoindrir « la casse », je me retrouvais presque à la fin de ces escaliers quand j’entendis mon fils dire « oh la la, la gamelle ». Mais ne me laissant pas démonter, et arrivant à me relever, j’ouvris au livreur, genre comme si de rien n’était. Fièrement je résistais à montrer ma douleur. J’étais enfin récompensé, j’avais enfin ce joli carton dans mes mains.

C’était ma plus belle consolation. Je l’avais enfin. Vous ne vous rendez pas compte, car cela faisait bien 8 mois que je voulais ces baskets ! Je n’y croyais pas encore. Bien sûr, mon réflexe premier était de planquer le carton. Pas trop difficile dans un emménagement. Il y en avait partout. Mon second était de me plaindre de cette chute. Mais pas trop longtemps, la sérotonine faisant son effet, la douleur était anesthésiée par mon bonheur. Quand je suis remontée, mon fils me dit, « c’était qui ? ». Essayant d’esquiver cette question, je suis remontée et mon mari réveillé m’a demandé, lui aussi, cette même question : c’était qui ? Je lui répondis sans réfléchir : « rien, c’était une erreur ». J’ai vu que ma réponse lui avait suffi. Contente et fière de mon mensonge, je pensais, à ma commande, sourire aux lèvres.

Bien sûr, le soir même, j’avouais mon opération cachotterie, nom de code : Maison Scotch. Parce que d’une, nous sommes très complices avec mon mari et je n’aime pas lui cacher les choses. De deux, il fallait bien que je me grouille de le lui avouer, si je voulais les voir à mes pieds. Elles sont toujours aussi belle. Je les aime toujours autant. 😁

Quelquefois fois, quand j’y repense, je me fais rire toute seule. J’espère ne pas être la seule dans ce cas. J’aimerais bien que si vous lisez, cet article et que ce que je raconte vous rappelle quelques souvenirs, osez-les partager. Cela me ferait vraiment plaisir de me sentir moins seule d’être dans ce cas.

Je comptais poster cet article demain matin. Mais au final, je donne l’exclusivité aux lecteurs du soir 😛

Bonne soirée et bon dimanche

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